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La photographie aérienne
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Vue aérienne à
axe vertical du port de St-Tropez en 1989.
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Vue aérienne à axe oblique du port de St-Tropez en
1930.
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La photographie aérienne peut être à axe vertical, dans
ce cas, l'axe de prise de vue est très proche de la verticale du
lieu, ou à axe oblique, donnant ainsi une vue perspective de la zone
représentée.
Les photographies aériennes utilisées en cartographie sont
à axe vertical et ressemblent à une image cartographique,
la représentation de chaque objet étant proche d'une projection
horizontale.
Cependant, la photographie aérienne n'est pas géométriquement
semblable à une carte, l'échelle n'étant pas constante
en tout point du fait des différences d'altitudes ou de l'inclinaison,
même très faible, de l'axe de prise de vue. |
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Les maisons AB et CD sont de même taille mais apparaissent avec
des dimensions différentes (ab et cd) sur la photo, par suite de
leur différence d'altitude. On appelle "parallaxe" cet
écart de dimension dû au relief
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Les différents types de photographies aériennes
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Emulsion panchromatique (noir et blanc)
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Emulsion couleur
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Emulsion infrarouge noir et blanc
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Emulsion infrarouge couleur
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Prise de vue aérienne de la région de Groffliers (Pas-de-Calais).
 
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Principales caractéristiques
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Une photographie aérienne à but cartographique
est caractérisée par son format, généralement
24cm x 24cm, et par son échelle pouvant aller de grandes
échelles comme le 1/8000 jusqu'au 1/60000. La mission peut
être prise en hiver ou en été pour des études
relative à la végétation. Enfin, le support
de la photographie peut être argentique ou numérique,
son import étant alors facilité sur poste informatique.
Une mission aérienne est composée de bandes parallèles
de photographies ; entre deux bandes parallèles, le recouvrement
est d'environ 15% et deux photographies consécutives d'une
même bande ont un recouvrement de 60% environ. La zone commune
à deux photos consécutives constitue ce qu'on appelle
un couple stéréoscopique qui en permet la vision en
relief.
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Tout élément vertical sur le terrain sera
représenté sur deux photographies aériennes par
des éléments droits convergeant vers le centre de la
photographie. Sur deux photographies voisines, ces éléments
n'auront pas la même mesure, l'angle de prise de vue étant
différent. C'est à partir de ces différences
de mesures et de perspectives que l'on pourra faire des mesures sur
les photographies aériennes et déterminer les coordonnées
tridimensionnelles de tous les points qui s'y trouvent.
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Utilisations
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Les photographies aériennes constituent un moyen rapide
et puissant de détecter de l'information à distance et de
mettre à jour les documents cartographiques.
Toutefois, pour être exploitées complètement, les informations
portées sur les photos aériennes doivent être identifiées
et interprétées (construction ou botte de paille? route empierrée
ou bitumée?). Ce travail préalable à l'établissement
d'une carte s'appelle "photo-interprétation". |
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Vue aérienne et carte de la région d'Argentière (Haute-Savoie).
Exemple de photo-interprétation : carte de localisation probable
des avalanches. Etude de photo-interprétation réalisée
à partir de photographies aériennes complétées
par enquête sur le terrain.
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Les photocartes
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La photographie aérienne peut être corrigée
géométriquement, soit par correction de verticalité
(redressement), on parlera dans ce cas de "photoplan", soit
par correction de verticalité et par correction d'échelle
par rapport au relief , élément par élément
(redressement différentiel) qui corrige l'effet de parallaxe.
Une fois mise en projection, l'image obtenue, appelée "orthophotographie",
est superposable à la carte correspondante.
L'avantage d'un
tel produit est de combiner la carte, document interprété
et explicité, avec la photo, qui montre tous les détails
visibles des objets, notamment ceux qui n'ont pas été
reportés sur la carte. Chaque utilisateur spécifique
peut alors compléter la carte en traitant et en interprétant
les informations qui lui sont utiles et qu'il peut sélectionner
sur l'image du fond
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La qualité de la photocarte dépend de celle
de la rectification géométrique permettant une bonne superposition
entre l'image photographique et les données en provenance de la carte
de la même zone.
La qualité dépend aussi du degré d'occultation de l'image
de fond par le dessin complémentaire ; la largeur des signes conventionnels
utilisés sur la carte pour des raisons de lisibilité risque
en effet de recouvrir des éléments significatifs de la photographie.
De même la toponymie devra être placée aux endroits les
moins sensibles de la photocarte.
La photocarte peut aussi être numérique par combinaison entre
une "orthophotographie" numérique et la représentation
de données issues de cartographie informatique. Dans ce cas, l'utilisateur
peut enrichir directement la base de données géographiques
en vectorisant les informations qui lui sont utiles, à partir de
l'image photographique
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