par Nicolas Cabon Ecrire  et Gérard Chappart Ecole Nationale des Sciences Géographiques Ecrire 
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Collecte
de l'information géographique
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Selon le type de carte à concevoir et à réaliser,
les sources des données à collecter seront différentes.
Elles pourront en effet être le résultat de relevés
sur le terrain, de photographies aériennes, d'images satellitales
ou bien d'enquêtes.
Ces diverses sources seront produites sur une multitude de supports.
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Levés sur le terrain
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Les levés topographiques
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La topographie (et sa technique voisine, la topométrie,
appliquée aux grandes échelles pour des levés de haute précision) fait
appel principalement aux mesures d'angles et de distances pour déterminer
la position planimétrique et altimétrique (en coordonnées rectangulaires)
des éléments concrets du paysage. Elle utilise des instruments tels que
les théodolites et les distancemètres électroniques, maintenant intégrés
dans des appareils automatisés, appelés "stations totales", mesurant et
calculant automatiquement les coordonnées cherchées. Elle utilise aussi,
de plus en plus, les techniques GPS de positionnement par satellite. En
parallèle, de manière plus traditionnelle, des méthodes graphiques, dites
"levés à la planchette", permettent le dessin direct de plans sur le terrain.
La topographie est pratiquée, soit comme source unique
de données pour un territoire, soit comme source complémentaire pour lever
les objets non visibles sur les photos aériennes ou les images satellitales.
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Les levés des
sciences de la terre
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Carte pédologique
"Environnement et aménagement : Cartes utiles"
Tome I "Le recueil des données cartographiques",Edition
du STU, éd. 1991

Carte géologique
"Environnement et aménagement : Cartes utiles"
Tome I "Le recueil des données cartographiques",Edition
du STU, éd. 1991 |
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Ils servent à mesurer des phénomènes physiques, comme
la nature des roches (lithologie), l'épaisseur des couches géologiques,
ou physico-chimiques comme la composition du sol (pédologie) ou du sous-sol
(géologie), ou d'autres phénomènes biologiques concernant la végétation,
la flore, la faune, les caractéristiques des cultures agricoles et des
forêts.
Plus généralement, on peut ranger dans cette catégorie
tout ce qui concerne les mesures sur le milieu en général (air, terre,
mer), c'est-à-dire l'environnement dans son ensemble.
Les méthodes de mesure et de recueil des données sont
innombrables et totalement différentes suivant la discipline concernée.
Quelques établissements spécialisés dans ces domaines
:
- géologie : Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) www.brgm.fr
- pédologie : Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) www.inra.fr
- agronomie : id. faune-flore : Museum d'Histoire Naturelle
- forêts : Inventaire Forestier National www.ifn.fr
- environnement : Institut Français de l'Environnement (IFEN) www.ifen.fr
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L'exploitation des photographies aériennes
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La photogrammétrie
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Depuis l'apparition des photographies aériennes et de
la photogrammétrie, cette technique constitue un puissant moyen de collecter
de l'information topographique, grâce à la fois à trois fonctions principales
:
- la capacité d'identifier sur les photos la plupart des objets topographiques
qui intéressent l'information géographique,
- la vision stéroscopique, due au recouvrement à 60% des prises de vues,
qui permet de voir en relief le terrain photographié et de mesurer tout
point de la photo dans les 3 dimensions,
- le caractère métrique (c'est-à-dire précis) des chambres de prise de
vues et la possibilité, grâce aux méthodes photogrammétriques, de calculer
les coordonnées "terrain" des objets visibles sur les photos.
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La photo-interprétation
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Les photos aériennes n'apportent pas seulement des informations
sur la position des objets topographiques visibles sur la surface terrestre.
Elles peuvent révéler également, par des voies indirectes, des phénomènes
non visibles au sol, induire, grâce à l'observation et au raisonnement,
des découvertes ou des synthèses intéressant tout un territoire.
C'est le cas, par exemple, de la répartition de certaines cultures, ou
de l'existence de vestiges archéologiques, l'identification de sites favorables
à des barrages collinaires (retenues d'eau) ou encore de sites de localisation
probable d'avalanches, compte tenu de la morphologie du terrain et de
l'absence de végétation susceptible de fixer la neige.
Cette technique prend un intérêt particulier pour des études d'évolution,
lorsqu'on utilise des photos aériennes d'époques successives (ex; études
d'érosion, de désertification, de déforestation, etc.).
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L'exploitation des images satellitales
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Les images satellitales ont évidemment de nombreux points
communs avec les photographies aériennes mais possèdent des caractéristiques
originales qui en font des outils très puissants :
- elles ont un pouvoir de synthèse très supérieur, du fait de l'éloignement
du capteur de prise de vues (ceci évidemement au détriment de la finesse
des détails observables),
- elles sont sous forme numérique donc directement adaptées
au traitement en ordinateur
- elles enregistrent le rayonnement électromagnétique
terrestre dans des bandes spectrales différenciées, ce qui facilite l'identification
des objets ou phénomènes visibles sur les images,
- elles ont une répétitivité bien plus grande (de l'ordre d'un mois pour
Spot, contre 5 ans en moyenne pour les photos aériennes en France), quoique
limitée par l'occultation aléatoire des images par les nuages. Cet handicap
est maintenant surmonté partiellement par l'emploi d'enregistre-ments
radar, qui traversent les nuages.
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On retrouve logiquement, dans le domaine spatial, les
deux types de techniques existant dans le domaine aérien :
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Les techniques de type métrique, qui visent à
traiter géométriquement les images de façon à retrouver la position absolue
des objets sur le terrain et à déterminer leurs coordonnées. La stéréoscopie
existe aussi pour les images satellitales, quoique d'emploi moins répandu
que pour les photos aériennes.
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Les techniques de type "interprétatif" qui visent
à interpréter les objets ou phénomènes enregistrés sur les images, dans
leurs différentes composantes spectrales. Ces tehniques utilisent, soit
la "simple" observation visuelle, comme pour les photos aériennes, soit
les procédures de classification assistée par ordinateur, qui permettent
de reconnaître, par des traitements de type probabiliste, certains phénomènes
dont la signature spectrale présente des caractéristiques suffisamment
homogènes et distinctives pour être identifiées avec une bonne probabilité.
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"cartographie,
4 000 ans d'aventures et de passion", IGN-NATHAN, éd. 1990
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Les enquêtes sur le terrain
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On entend par là toutes les formes de recueil de données
qui se font sur le terrain par collecte spécifique, en dehors des mesures
et inventaires pratiqués dans les sciences de la Terre (§1 ci-dessus).
Il s'agit essentiellement des données recueillies par l'administration
pour ses besoins propres mais aussi pour les besoins du public, telles
que les données socio-économiques recueillies par l'INSEE (recensement
général de la population, inventaire communal, répertoire des entreprises,
etc.). Comme pour les sciences de la Terre, ces enquêtes prennent des
formes diverses qu'il serait trop long de détailler ici.
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La compilation de documents existants
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Pour toutes sortes de besoins, il n'est pas nécessaire
de rechercher des données à la source, mais de s'appuyer sur des documents
existants qui sont déjà des synthèses utiles et peuvent être exploités
directement (avec la permission des ayants-droits, cela va sans dire).
Un exemple intéressant est fourni par les cartes dites
"générales", c'est à dire qui montrent les grands traits d'un territoire,
sous forme très synthétique (c'est-à-dire à petite ou très petite échelle).
C'est le cas typique des planisphères, où il est bien évident qu'on ne
va pas collecter des données sur le terrain ni même des images satellites
pour les établir.
On s'appuie dans ce cas de cartes à plus grande échelle, que l'on réduit,
que l'on assemble dans une projection unique et que l'on généralise.
Elles sont, dans la majorité des cas, entièrement redessinées pour des
raisons de lisibilité et d'esthétique.
La collection (très nombreuse) des cartes topographiques
et thématiques existant dans le monde, ainsi que les innombrables fichiers
de synthèse réalisés à partir des enquêtes de base, constituent ainsi
des sources de données qu'on pourrait qualifier d'intermédiaires et qui
sont bien souvent plus utilisables que les données de base elles-mêmes.
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 Les cartes: présentation et classification Image satellitale et spatiocarte : présentation, description Photographie aérienne et photocarte : présentation, description GPS : description du système Photogrammétrie : mesurer avec les images Les sources d'information géographique Télédétection : identifier les détails sur une image
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