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Introduction aux systèmes d'information géographique

Système d'Information Géographique (SIG) : définition et principes de base
Présentation de logiciels SIG
Intégrer des données dans un SIG (acquisition et saisie)
Interroger le SIG (analyse)
Mettre en place un SIG
Applications des SIG

 

 
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par
Emmanuelle
Duret

Ecrire
et
Bruno
Bordin

Ecole Nationale des Sciences Géographiques
Ecrire

 

Mettre en place un SIG
 

Utilisateur d'un SIG
 

Il est avant tout essentiel de bien définir les besoins et d'en déduire les objectifs du projets et ses applications et de choisir les outils adéquats en tenant compte du contexte et de ses contraintes.

La réussite d'un SIG dépend , pour une bonne part, de facteurs non techniques tels que l'analyse des besoins, la méthodologie de mise en place, les conditions économiques et juridiques liées aux données géographiques.

Un projet SIG est à la fois un projet "comme les autres" et un projet "spécifiques", en raisons de son caractère géographique.

 

Plan de fiche

Les étapes et les acteurs
La spécificité des données géographiques

 

 

Les étapes et les acteurs

Un SIG: un projet comme un autre

 

Les quatres étapes dans la gestion d'un projet SIG :

 

Analyse du projet

 

 

- Le dossier d'analyse des besoins des utilisateurs.
Une enquête approfondie est nécessaire pour identidier les besoins explicites. La difficulté est d'anticiper les applications par les utilisateurs avant même que l'outil soit disponible et qu'on puisse en demontrer toutes les potentialités.

   

Présentation d'un projet

 

 

- Le dossier de conception.
Cette deuxième étape a pour objectif de spécifier les fonctions du produit ou du procédé, les normes de qualité, les procédures de contrôle et l'ensemble des fonctionnalités qui correspondent aux besoins. Cette phase aboutit à un dossier de conception, incluant la modélisation du phénomène ou du produit et le rapport de définition détaillé.

   

Cahier des charges du projet

 

 

- Le dossier de réalisation.
Cette troisième étape vise à préciser quels seront les outils, techniques, logiciels, matériels, formations, normes et tests qui permettront d'assurer les fonctions définies dans l'étape précédente. Cette phase se concrétise par un dossier de réalisation comprenant le rapport d'étude technique, les cahiers des charges et la proposition de planning.

   

Mise en production
 

- La mise en oeuvre du produit.
Cette quatrième étape doit aboutir à la réalisation du projet, c'est-à-dire à l'intégration des outils, la structuration des données, la mise en place des procédures d'exploitation, etc. A ce stade on aboutit au SIG en tant qu'outil. Une phase de production permet d'enrichir le SIG avec tout type de données. Le SIG devient alors opérationnel.

   
 

Un projet SIG se déroule donc toujours en suivant le principe classique à savoir analyse des besoins, conception, réalisation et exploitation.

   

 

 

La spécificité des données géographiques

Un SIG: un projet différent des autres

Les projets SIG diffèrent selon leur environnement. D'une part, chaque projet doit tenir compte du contexte organisationnel dans lequel il s'inscrit. D'autre part, parmi les informations indispensables à un SIG, certaines sont spécifiques aux objectifs poursuivis et au territoire concerné. Les données géographiques présentent la spécificité (et la difficulté) d'être répartis dans un espace à 2 (ou 3) dimensions et d'être visualisables sous forme de cartes.

 

   
Le choix des données géographiques

 

- La nature des données.
L'information géographique, association de données alphanumériques et de données spatiales, doit permettre de répondre aux questions suivantes : quel est cet objet ? Quels sont ses attributs ? Où se situe-t-il ? Quelle est sa forme? Quelle est sa relation avec les autres ?

 

- Le type de données.
Les deux types de données (vecteur ou rasteur) sont plus ou moins adaptés aux actions entreprises sur les données : collecte, gestion, manipulation, analyse, affichage à l'écran. Il reste encore difficile aujourd'hui de passer d'un format à un autre sans perdre de l'information.

 

- La structure de la base de données est définie par le format de données (modèle physique) et le schéma conceptuel de données. Ce dernier organise les données et décrit les relations qui existent entre les données.

 

- Le géoréférencement.
Les coordonnées des objets se rapportent toujours à un référentiel géographique. Les coordonnées peuvent être des coordonnées géographiques (latitude, longitude) ou sont parfois issues de représentations planes (projections Lambert, UTM,…) souvent propres aux fournisseurs ou aux pays.

 

- Le volume des données.
Le type de données ainsi que le format de données retenus pour la base de données ont pour conséquence une très grande variation de son volume. Les projets SIG nécessitent généralement un matériel permettant la gestion d'un grand nombre de données et d'objets.

 

   
Les aspects économiques : acquisition des données

 

La particularité des SIG est que la diversité des coûts est très importante: étude des besoins, le matériel (hardware), les logiciels (software), la maintenance, la constitution ou la mise à jour de bases de données, la formation du personnel,… Les données constituent l'élément central d'un SIG et leur coût est très variable d'un SIG à l'autre compte tenu de l'étendue du territoire concerné et de la diversité des applications. Le coût d'acquisition des données peut représenter jusqu'à 60% du coût total du SIG.

 

   
Les aspects juridiques : la protection des données

 

La législation en vigueur est en pleine évolution, tant au point de niveau français qu'européen. Les éléments ci-dessous ne sont donnés qu'à titre indicatif.

Les données géographiques, les cartes et les bases de données sont protégées par :

- le droit de la propriété intellectuelle (droit d'auteur), la mise en forme des données (tructure) doit présenter un caractère d'originalité. Le chef de projet devra s'assurer auprès de l'auteur qu'il est autorisé à reproduire tout ou partie de l'oeuvre de celui-ci.

- le droit économique (droit "sui generis") permet de protéger les données en raison de l'investissement substantiel qui a permis de les produire. Le droit "sui generis" permet de protéger le contenu de la base et non plus sa seule structure. Ces deux protections sont cumulables ou peuvent être indépendamment invoquées.

Toute concession de droits d'utilisation de données géographiques accordées par un fournisseur à un tiers doit faire l'objet d'un écrit (contrat ou licence) et ce quel que soit le mode de protection s'appliquant aux données. Le contrat ou la licence doit prévoir la nature des droits cédés (exemple: possibilité de traitement des données), l'étendue des droits (exemple : la zone géographique), la destination des données (exemple : interne, externe, sur serveur,etc ...), la durée de la concession et la rémunération de l'auteur.

   

 

 

 


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