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Introduction à la cartographie

Histoire de la cartographie (en chantier)
Conception et modélisation cartographique
Qualité d'une carte ou d'un croquis de géographie
Les outils de cartographie
Les contraintes d'utilisation du langage cartographique
Cartographie avec un SIG (en chantier)

 

 
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par
Nicolas
Cabon

Ecrire
et
Gérard
Chappart

Ecole Nationale des Sciences Géographiques
Ecrire

 

Les contraintes d'utilisation du langage cartographique
 

France: les lieux de bataille. Echelle du document de référence 908, 1:1 000 000, IGN, éd.
 

La conception d'une carte nécessite de connaître les nombreux paramètres et les règles qui permettront de transmettre une information que le lecteur pourra percevoir et interpréter correctement.
Dans ce but, le langage graphique engendre certaines contraintes liées à l'utilisation de la carte, aux moyens d'expressions, au type d'information et à l'environnement de production.

 

Plan de fiche

L'utilisateur et ses caractéristiques
Le type d'informations et le plan
L'environnement de production

 

 

L'utilisateur et ses caractéristiques

Prendre en compte la destination de la carte

 

 

 

Le cartographe doit prendre en compte la destination de la carte et, déterminer à quel type de public elle s'adresse. Ainsi, l'âge, le niveau de culture générale et technique du lecteur ne sont pas à négliger. De plus, il faut aussi prendre en compte également les conditions d'utilisation de la carte.


Le monde physique. Echelle du document de référence
1: 33 000 000 à l'équateur, poster IGN
 

En effet, selon qu'elle soit murale, de bureau, utilisée en véhicule ou sur le terrain, la carte sera présentée de façon adaptée : résistance du papier au pliage pour les usages en véhicule ou sur le terrain, solidité des couleurs pour les cartes d'exposition, précision et finesse du rendu graphique selon la distance de lecture.

 

L'utilisateur

 

L'utilisateur lui même et plus particulièrement sa vision représentent une contrainte graphique. Il faut tenir compte de l'acuité visuelle de discrimination (aptitude de l'œil à enregistrer le point minimal perceptible), d'alignement (aptitude de l'œil à apprécier que deux traits sont dans le prolongement l'un de l'autre), des seuils de perception (dimension minimale d'un élément graphique pour apprécier sa forme), de séparation (écart minimal entre deux éléments graphiques voisins pour les isoler) et de différenciation (écart minimal de dimension entre deux éléments de forme identique pour exprimer deux tailles diffèrentes).

 

Contraintes visuelles

Représentation graphique

Acuité visuelle de discrimination

A=1 minute sexagésimale=0,09mm=1/10mm

Acuité visuelle d'alignement

Seuil de perception

ponctuel

linéaire

Seuil de séparation

linéaire

ponctuel

entre 2 paliers le rapport des surfaces doit être au moins de 2

Seuil de différenciation

ponctuel

Traits rapprochés écart d'épaisseur 0,1mm

linéaire

Traits éloignés 0,3mm minimum

Les dimensions graphiques minimum

La couleur

 


Carte climatique de Brest. Echelle du document de référence 1: 1 250 000
 

La couleur est un élément déterminant qui peut influencer le comportement (bleu = méditation, rouge = agressivité, vert = sérénité), les sensations (le noir réduit l'espace, le blanc semble plus volumineux).
Le choix de la couleur est associé par analogie avec la couleur des éléments représentés (vert = nature, bleu = hydrographie, jaune = lumière, soleil).
En outre, la couleur crée aussi des variations spatiales de l'objet et des relations dans le champ (contrastes et effets).

 

 

Le type d'informations et le plan

Niveau de détail, lisibilité, homogénéité

 

Le type d'informations à cartographier

 

La surface à cartographier sera déterminante dans le choix de la projection (forme et dimension de la zone), de l'échelle (pour des raisons économiques, il est d'usage de prendre la plus petite échelle compatible avec les données à traduire), du degré de généralisation et au découpage (fractionnement en feuilles si la surface est trop grande).
Elle sera aussi déterminante dans la conception de la carte : couvertures de grande étendue (séries de cartes), dans l'espace (sur toute l'étendue de la zone à couvrir quelle que soit la diversité), dans le temps (tenir compte des évolutions probables pour assurer la validité du produit dans le temps).

 


Fractionnement en feuilles

 

En ce qui concerne la région à cartographier, les contraintes dépendront du degré de développement économique du pays, des paysages (création de symboles spécifiques pour une forêt dense ou pour la haute montagne) et de la localisation géographique (qui déterminera la choix de la projection).

 

Le plan

 

Le plan, support habituel de toute représentation cartographique est une surface continue, homogène et à deux dimensions. Le fait que la surface soit continue et homogène entraîne l'obligation de l'homogénéité et l'invariabilité des conventions dans toute l'étendue du plan. Il faut donc prendre en compte toutes les contraintes se rapportant aux données à traduire (densité, taille de la plus petite zone…) avant d'établir les spécifications graphiques car elles devront s'appliquer à l'ensemble de la carte.

 


Carte administrative de la France : Les informations sont limitées au découpage administratif et à la toponymie, IGN, éd. 2000
 

Le fait que la surface soit à deux dimensions est un facteur contraignant pour le cartographe : le fond de carte mobilise les deux dimensions du plan, donc les autres composantes thématiques ne disposent d'aucun espace privilégié (pas plus que les phénomènes décrivant la troisième dimension).
Il faut donc adapter ces composantes à la structure de base et que la visibilité du fond de carte soit réduite aux repères connus.

 

Cette contrainte engendre aussi des impératifs de lisibilité (réduire le nombre de symboles au strict nécessaire, utiliser des symboles simples et expressifs, ne pas dépasser le seuil de densité graphique : environ 10% de la surface ) ainsi que des impératifs de sélectivité, c'est à dire utiliser toutes les possibilités graphiques possibles [choisir les variables visuelles en fonction de leurs propriétés (associativité, différenciation, ordre, quantité) pour les adapter au mieux aux phénomènes à traduire]. La cartographie à deux échelles différentes d'une même zone ne permet pas les mêmes représentations graphiques des objets.

 


Echelle du document de référence 1 : 25 000
 
Echelle du document de référence 1 : 125 000

 

 

L'environnement de production

Contraintes techniques, organisationnelles, commerciales

 

Les moyens, les coûts et les délais sont les premières contraintes auxquelles le cartographe a à faire face. Les moyens dont il dispose conditionnent donc le coût de production de la carte.

 


IGN
 

Parmi ces moyens, on peut dissocier les moyens de rédaction (dessin, tracé sur couche, traceurs mécaniques ou optiques, carte sur écran vidéo, capacités informatiques), les moyens de reproduction (photographique, procédés de copie, scannage, impression offset, procédés de reprographie à pilotage numérique), et les méthodes de fabrication.

 

Enfin, il ne faut pas oublier les contraintes commerciales. En effet, les coûts de production et les délais seront des facteurs déterminants dans la valeur du document et la qualité graphique.

 




Technique cartographique : la sémiologie
Technique cartographique : généralisation
Les outils de cartographie
Les cartes: présentation et classification
Technique cartographique : l'esthétique graphique

 

 


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