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Une station créée ex nihilo : Cap d'Agde
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Le remodelage du littoral |
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Le Cap d'Agde
1:50 000, IGN, éd. 1952 |
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Le Cap d'Agde
1:50 000, IGN, éd. 1990 |
En 1952, le littoral d'Agde, comme les autres côtes
languedociennes, est constitué d'un cordon littoral, appuyé
sur un môle rocheux d'origine volcanique, et, en arrière-plan,
d'une lagune plus ou moins marécageuse (étang de Luno
au centre de la carte, étang de Lano au nord-est).
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En 1990, l'étang de Luno a été
recreusé et aménagé en rade portuaire avec marina.
L'étang de Lano a été mis en eau via un grau artificiel
percé à travers le cordon littoral. De petites digues
protègent les aménagements de l'envasement lié
au courant côtier. Le littoral a été complètement
remodelé.
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Le complexe touristique
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Le Cap d'Agde
1:25 000, IGN, éd. 1999 |
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Autour de la nouvelle rade se dressent de grands immeubles
résidentiels, les pieds dans l'eau. Un habitat collectif mieux
à même de rentabiliser les investissements consentis !
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Le Cap d'Agde
1:25 000, IGN, éd. 1999 |
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Un peu plus loin du centre du complexe touristique, souvent
en arrière du front de mer, se localisent de vastes zones d'habitat
pavillonnaire gagnées sur les marais. Noter la densité du
bâti.
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Le Cap d'Agde
1:25 000, IGN, éd. 1999 |
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Les aménagements ont perturbé l'équilibre
dynamique entre le cordon littoral et la lagune. Les plages résistent
moins bien à la grosse mer et nécessitent de nouveaux aménagements
(épis, brise-lame, réensablement artificiel avant la saison
touristique). C'est le cas ici, sur la plage Richelieu.
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Le réseau de
transport |
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L'échangeur d'Agde
sur l'A9
1:25 000, IGN, éd. 1999 |
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Le Cap d'Agde
1:25 000, IGN, éd. 1999 |
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De tels aménagements ne sont rentables qu'à
la condition d'une bonne desserte de l'espace touristique par les réseaux
modernes de communication. C'est aujourd'hui le cas avec le Train à
Grande Vitesse (et bientôt la ligne à grande vitesse vers
Barcelone) et ici avec l'autoroute. On voit l'échangeur de l'A9
la Languedocienne (en bleu), qui mène toute l'Europe du nord-ouest
vers le Midi.
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Les voies rapides de communication plongent au coeur
même de la station de Cap d'Agde. On voit ici, coincé entre
deux môles, l'échangeur complexe qui relie Sète à
Béziers (NE-SW), et l'A9 via Agde qui plonge jusqu'au port, à
100 m de la mer (NW-SE).
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L'intensification touristique
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Le développement
des marinas |
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Sète
1:20 000, IGN, éd. 1951 |
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La marina de Sète
1:25 000, IGN, éd. 1999 |
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En 1951, la ville de Sète possède une maigre
réserve d'espace au sud-ouest du Mont Saint-Clair. Les marais salants
sont bien implantés et une usine de produits chimiques s'y est
développée. La plage est rectiligne, le cordon littoral
est intact.
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Pour valoriser son potentiel touristique, la ville de
Sète a implanté une marina : les réserves d'espace
ont été colonisées, les marais salants rognés,
le cordon littoral percé pour créer un port artificiel.
La plage de la Corniche a été aménagée : malgré
les accumulations sableuses derrière les brise-lame, la plage a
reculé par rapport à la route.
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La multiplication
des campings |
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Le cordon littoral au
nord de Cap d'Agde
1:25 000, IGN, éd. 1999 |
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Pas moins de 11 campings sur le cordon littoral au nord-est
de Cap d'Agde. Auparavant n'existaient que quelques maisons isolées.
Les places sur le littoral sont chères ! Cette multiplication des
campings illustre parfaitement l'intensification touristique des trente
dernières années.
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Le complexe thermal
balarucois |
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Balaruc-les-Bains
1:20 000, IGN, éd. 1951 |
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Balaruc-les-Bains
1:25 000, IGN, éd. 1999 |
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La presqu'île de Balaruc-les-Bains en 1951 : un
petit village de quelques centaines d'habitants, ceint de vignes, avec
un petit établissement thermal.
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En 1999, la population a été multipliée
par 12 et compte plus de 5000 habitants. Toute la partie ouest de la presqu'île
a été colonisée par l'habitat et la vigne a totalement
disparu. Sur les hauteurs de Puech Meja, la garrigue a laissé place
à des lotissements d'habitat collectif. L'établissement
thermal s'est agrandi et dédoublé au nord. Les fonctions
touristiques ont explosé (VVF, campings, centres nautiques). Le
goudronnage généralisé favorise les inondations lors
des grandes pluies d'automne.
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Les concurrences spatiales
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Des sites exigus |
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Le site de Sète
1:50 000, IGN, éd. 1989 |
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Les places sont chères sur le littoral car l'espace
est soumis à une forte demande et les sites de la côte languedocienne
sont exigus (lagune et cordon littoral). La ville de Sète, perchée
sur son Mont Saint-Clair, donne une idée des concurrences spatiales
qui s'exercent. Les lotissements individuels, souvent des résidences
secondaires, sont donc rejetés soit en arrière du front
de mer, soit à bonne distance des centres urbains. Les pressions
foncières sur la côte languedocienne sont cependant moins
fortes que sur la Côte d'Azur.
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Le mitage de l'espace
rural |
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Le Grau d'Agde vers l'est
1:20 000, IGN, éd. 1951 |
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Le Grau d'Agde vers l'est
1:25 000, IGN, éd. 1999 |
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Le village du Grau d'Agde en 1951 ne possède qu'un
embryon de station touristique (le triangle rectangle donnant sur la plage).
L'est est consacré à un vignoble de masse, strié
de chemins d'exploitation et parsemé de quelques bâtiments.
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Le même un demi-siècle après : la
vigne a totalement disparu, les chemins ont été goudronnés.
Les lotissements individuels ont colonisé l'espace suivant un gradient
ouest/est, avec quelques reboisements. Quatre campings. Noter la limite
nord formée par la route au delà de laquelle le drainage
est encore incomplet (station de pompage), ce qui montre bien la valorisation
de l'espace à partir du littoral.
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Une solution : la poldérisation
? |
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Pointe du Barrou à
Sète
1:20 000, IGN, éd. 1951 |
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Pointe du Barrou et île
de Thau à Sète
1:25 000, IGN, éd. 1999 |
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La presqu'île du Barrou, au nord de Sète
sur l'étang de Thau, est encore plantée de vignes. Au nord-est,
on aperçoit les installations de constructions navales, déjà
désaffectées en 1951. Au sud de la voie ferrée, un
terrain militaire, signe d'une pression foncière modeste !
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La situation a été totalement bouleversée
en 1999 : la vigne a disparu, le terrain militaire a fait place à
des terains de football, l'urbanisation a massivement progressé.
La pression foncière est si forte qu'une île artificielle
a été créée : l'île de Thau, aménagée
en marina de grand standing.
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