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Le milieu naturel
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Le relief
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Pour mieux percevoir la première entité géographique,
observons une zone montagneuse avec ses cols, ses crêtes, ses versants
et ses vallées.
L'ensemble de ses objets constitue le relief que nous
représenterons sur la carte.
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L'eau
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Le deuxième élément perceptible est la présence de l'eau,
qui s'écoule dans les fonds des vallées et dont l'ensemble constitue un
réseau linéaire complété par des éléments ponctuels comme des sources
ou des geysers et des éléments surfaciques avec les lacs et les étangs
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La végétation
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Le troisième élément est surfacique avec les forêts et
autres zones de broussailles et constitue le thème végétation.
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Le relief, l'hydrographie et la végétation constituent
les familles d'éléments de base de la géographie physique.
Ces trois familles se déclinent ensuite en sous-ensembles
avec des particularismes comme les glaciers, les marais ou les zones d'estran.
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Les constructions humaines
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L'habitat
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En descendant vers la plaine pour prolonger notre observation,
nous trouvons à la confluence de deux rivières un ensemble de constructions
qui constituent une ville ou un village.
Les zones bâties se trouvent à proximité de l'eau, indispensable
à la survie et qui facilite la communication entre deux villages.
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Les installations
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En complément des habitations, s'érigent des installations
dont la fonction va être liée à l'activité humaine.
La première se trouve aussi créée proche
de l'eau puisque liée à l'utilisation de l'énergie hydraulique avec la
création des moulins, puis des usines.
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Les routes
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La communication fluviale n'est pas toujours possible
et pour cette raison se créent des liaisons terrestres entre les villages
et les villes et qui constituent aujourd'hui le réseau des chemins, routes
et autoroutes.
On peut définir ce réseau comme l'ensemble des itinéraires
édifiés spontanément ou non par l'homme et permettant un déplacement à
pied ou en automobile.
Ces moyens sont complétés aujourd'hui par un réseau de
" routes " ferroviaires.
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Le thème dominant
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Toutes ces classes d'objets, naturels ou anthropiques,
vont se combiner pour donner par exemple, les lacs de barrage et les canaux
sur l'hydrographie, les cultures sur le thème végétation et les carrières,
remblais, déblais sur le relief.
L'association thématique se fera donc implicitement et
prioritairement par rapport à l'origine naturelle des thèmes abordés.
Ce qui nous amène à analyser la logique de report de
toutes ces entités géographiques sur une carte et qui vont correspondre
à tous les thèmes de l'information géographique.
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De l'art à la cartographie
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IGN

1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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L'appréciation d'une photographie, d'un tableau s'exprime
parfois par les mots : "ça ressemble bien à l'original" ou "ça
correspond bien à l'impression que j'avais de l'original".
C'est sur cette loi que repose la logique d'une carte
qui fonctionne bien.
On doit retrouver sur la carte l'organisation thématique
qui structure l'information terrain.
L'information géographique peut être considérée comme
la superposition de couches d'informations, chaque couche étant spécifique
à un thème ou à une entité géographique.
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La carte, image réduite pour une vision élargie
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A partir des règles et des méthodes de report de ces
objets géographiques, on définit la représentation du relief, de l'hydrographie,
de la végétation , des constructions, des installations et des réseaux.
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Les relations entre entités
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A partir de ces bases, il est ensuite possible d'analyser
les relations entre ces entités.
On se rendra vite compte que les cours d'eau coulent
au fond des vallées et que la végétation va varier en fonction du relief
et de l'orientation de celui-ci.
Ainsi, les couches d'informations géographiques concernant les milieux
naturels se complètent et s'associent en toute logique.
Il en est souvent de même en ce qui concerne les relations entre l'information
géographique anthropique et l'information géographique naturelle.
A nouveau, la disposition des réseaux est conditionnée
par le relief : la route passe au col, la voie ferrée tend vers l'horizontale.
Enfin, la description des relations entre tous les éléments
des couches d'informations géographiques va définir une information topologique
importante : les routes se croisent en se superposant, des canaux peuvent
surplomber une route, une rivière " horizontale " est un canal, un canal
peut surplomber une route et la mer elle même passe sur le tunnel du vieux
port à Marseille.
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Le déchiffrage de la carte
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Grâce aux capacités particulières de notre perception
visuelle, le décryptage s'effectue par une série de brèves fixations visuelles
qui balayent l'ensemble de l'image, cette faculté permet une double perception
du message graphique.
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Vision globale et vision fine
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Du balayage initial, l'œil ne retiendra que les éléments
graphiques les plus visibles (taille, contrastes).
Une première partie du message est ainsi délivrée d'emblée au lecteur.
Dans le langage courant nous dirions "ce qui saute aux
yeux".
Lors des balayages suivants l'attention se fixera sur les détails moins
évidents.
Cette exploration attentive de la carte permet d'extraire
les informations complémentaire.
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Plans de lecture
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Ces modes de vision permettent au cartographe d'organiser
les informations en plans de lecture successifs.
Par exemple: La ville de Toulouse (1er plan) est située
au bord de la Garonne (2ème plan), et est desservie par des routes (3ème
plan).
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Les objectifs de la carte
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La carte n'a d'intérêt et de vie que par son lecteur
: en ce sens, elle existentialise.
Aussi convient-il d'analyser le processus de lecture
pour identifier les descripteurs explicites ou implicites que la cartographie
numérique devra obligatoirement construire.
Aux questions élémentaires que l'on se pose (où est-ce
? Qu'y a t-il en ce point ? Qu'y a t-il à proximité ? Quelles relations
y a t-il entre tels objets ? où sont les objets de telle nature ?) viennent
s'ajouter d'autres interrogations, plus complexes, qui procèdent de l'analyse
géographique faite par le lecteur (quelle quantité y a t-il ici ? Quelle
distribution ce phénomène suit-il ? Où en sont les limites ? Est-ce lié
à d'autres choses ? Plusieurs phénomènes donnés surviennent-ils dans une
même zone ? Pourquoi ce phénomène se produit-il là ? A t'il toujours existé
? Comment évolue t-il dans l'espace ou dans le temps ? Quels facteurs
ont influencé sa répartition ou sa propagation ?).
Les objectifs de la carte seront donc de permettre à l'utilisateur de
répondre à toutes ces questions.
Pour cela, le cartographe devra avoir recours à la collecte
de l'information géographique (images satellites et aériennes, télédétection,
photogrammétrie) puis, construire sa carte en respectant des règles de
conception et de modélisation ainsi que des processus généraux.
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